Soutenance HDR de Raphaël FARGIER: "Dynamiques de la production du langage".

  • Research
Published on September 19, 2025 Updated on September 19, 2025
Dates

on the September 25, 2025

14h
Location

Campus Saint Jean d'Angely

Salle 310, Campus SJA1, Nice, France.

Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) de Monsieur Raphaël FARGIER, Laboratoire Bases, Corpus, Langage, CNRS, Université Côte d’Azur, Chaire Professeur Junior Institut NeuroMod

Devant le jury composé de :

Membres rapporteurs :
  • Mme Angèle Brunellière Professeure des Universités – Université de Lille.
  • Mme Christel Bidet-Ildei Professeure des Universités – Université de Poitiers.
  • Mme Lucile Chanquoy, Professeure des Universités – Université Côte d’Azur.
Membres examinateurs :
  • M. F-Xavier Alario Directeur de recherches CNRS – CNRS, Université Aix-Marseille.
  • M. Frédéric Lavigne, Professeur des Universités – Université Côte d’Azur.
  • M. Martial Mermillod, Professeur des Universités – Université Grenoble-Alpes.
Résumé :
Parler est l’exemple parfait de l’activité que l’on fait quotidiennement sans y penser, et d’une façon si naturelle qu’il semble difficile d’imaginer la complexité de la machinerie cognitive et cérébrale sous-jacente. Le travail décrit dans ce mémoire d’habilitation aborde quelques-unes des questions relatives à cette machinerie neurocognitive : Comment transformons-nous une idée en sons articulés ? Comment cette capacité à produire des mots se déploie-t-elle dans des conditions perturbées ? Comment les processus cognitifs et neuronaux sous-jacents se déroulent-ils en temps-réel ? Enfin, la production du langage repose-t-elle sur les mêmes mécanismes tout au long de la vie ?

Les recherches décrites dans cette synthèse incluent une douzaine d’études mêlant approches comportementales et électrophysiologiques. A travers ces travaux, j’ai notamment exploré le degré de partage des processus cognitifs de la production du langage, et de leurs substrats neuronaux, avec ceux de la compréhension du langage et des autres fonctions cognitives. Au moyen de différentes tâches expérimentales et de l’analyse fine de l’activité cérébrale associée, j’ai également cherché à décrire la dynamique spatio-temporelle des processus neuronaux sous-tendant la production. Par exemple, j’ai mis en évidence à quel point les processus sémantiques, lexicaux et phonologiques peuvent être organisés en série ou en parallèle. Enfin, en adoptant une approche « vie-entière », j’ai contribué à déterminer dans quelle mesure les corrélats neurocognitifs de la production sont stables de l’enfance à l’âge avancé ou s’ils présentent une forme de plasticité.

Cette synthèse se conclut par les directions que je donne actuellement à mes travaux. Mon objectif global est de contribuer à établir une architecture neurocognitive de la production du langage et d’en décrire la dynamique, notamment sa flexibilité, dans une perspective interdisciplinaire et tout en abordant une question d’ordre quasi-épistémologique : La production du langage est-elle décomposable en multiples processus (successifs ?) cognitifs et/ou neuronaux, et quels progrès méthodologiques sont nécessaires à cette fin ?